Surcompensation

La surcompensation comme modèle à suivre

S'il y a une chose à retenir dans le contenu sur l'entrainement, c'est sûrement la suivante. Le principe de surcompensation est la base de tout entrainement physique, cardiovasculaire ou de force. Comme le montre le graphique ci dessous, un athlète de niveau X induit par l'entrainement une fatigue contrôlée. Lors de la période de récupération, l'organisme effectue alors une surcompensation et place le sujet à un niveau légèrement plus élevé qu'auparavant pour ensuite revenir au niveau initial après cette fenêtre de performance. Cette surcompensation est constituée d'adaptations physiologiques, les réserves de substrat énergétique par exemple, spécifiques au type d'entrainement reçu.



Quelle que soit votre discipline, si l'on recrée une fatigue avant la surcompensation, les gains s'en trouvent compromis. Idéalement, la séance devrait se trouver précisément au pic de performance, mais il est difficile à évaluer et à prévoir. Lorsque la fréquence d'entrainement est trop élevée, on peut induire le surentrainement en refatiguant le corps avant même la récupération du niveau initial de l'individu. À moins que cela ne soit contrôlé et prévu comme dans certaines méthodes, cela mènera à long terme à une baisse de performances. Ce principe dicte aussi la fréquence des séances car si elles sont trop espacées, les gains ne sont pas optimaux. La progression naturelle doit donc respecter ce principe fondamental qui s'apprivoise avec l'expérience et la multitude de facteurs qui peuvent influencer la récupération comme le sommeil, la nutrition, l'hygiène de vie, le stress, l'individualité, etc.

Pour les adeptes de musculation que vous êtes peut-être, il est difficile de bien gérer la période de récupération car dans une routine split de plusieurs séances comme la majorité utilisent, les muscles sont plus ou moins sollicités et supportent bien souvent l'activité des autres. Il est difficile, voir impossible, de séparer complètement l'activité des épaules et des pectoraux, des biceps et du dos, etc. La séparation théorique des muscles lors des entrainements doit donc tenir compte de la stimulation indésirée lors des séances des muscles connexes afin de prévoir une récupération optimale. En musculation, la fatigue consiste par exemple en les dommages causés aux fibres par les contractions.
Afin de savoir si l'on est victime de surentrainement et comment en sortir, consulter l'article sur le surentrainement.


 

Références

Physiologie et méthodologie de l'entraînement: De la théorie à la pratique, Véronique Billat, 2003
Physiologie du sport et de l'exercice: Adaptations physiologiques à l'exercice, David L. Costill,Jack H. Wilmore, 2006
Image : vo2cycling.fr/index.php



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