Surentrainement

Est-ce que ''plus'' c'est mieux ?

Nous avons tous nos moins bonnes journées au travail ou dans nos sports. On peut voir le surentrainement comme un empilement continuel de mauvaises journées ! Le surentrainement est un état qui survient après le non-respect du principe de surcompensation et de récupération. On se retrouve alors dans un état sous-optimal et on accuse une baisse dans nos performances.

Voici quelques signes ou symptômes qui peuvent le trahir :
baisse de force, baisse d'humeur, dépression, fatigue, perte d'appétit, problèmes de concentration, perte de muscle, système immunitaire faible, etc.
Ces symptômes apparaissent à long terme et on peut facilement déduire qu'il est plus avantageux de respecter sa récupération que d'avancer avec la philosophie ''plus c'est mieux'' surtout lorsque nous sommes des athlètes naturels dont la capacité de récupération est limitée.

Si l'on ne reconnait pas ces symptômes, on peut également tester ses performances de façon régulière afin de vérifier si il y a eu une progression. Cela peut se faire par exemple à quelques exercices précis, un temps de course pour une distance précise, une mesure de circonférence d'une partie du corps, une pesée, etc. Cela doit correspondre avec nos objectifs et la spécificité de notre entrainement bien sûr.

Si l'on remarque une stagnation, cela peut être dû à un besoin de changer d'approche, mais si on se frotte à une baisse de régime, il faut penser à remanier nos périodes de récupération ou peut-être soigner une blessure réccurente.  Au besoin, consulter un professionnel de la santé est indiqué et peut permettre de comparer des valeurs de paramètres sanguins de notre état normal aux valeurs présentes lors de l'hypothèse du surentrainement. Certains paramètres comme les capacités hormonales et le pH sont directement attribuables à cet état.

Toujours à la recherche de la meilleure performance possible de nos lecteurs, plusieurs approches peuvent être envisagées afin de favoriser le retour au niveau. On peut surtout réduire le volume d'entrainement, augmenter les jours de repos entre les séances, prendre un arrêt complet pour quelques jours, voire semaines.

On peut aussi baisser l'intensité quelques temps, augmenter les heures de sommeil, inclure une sieste dans l'horaire, augmenter l'apport en calories, améliorer ses choix alimentaires, réduire le stress dans le milieu de travail ou familial, porter une attention particulière à la santé générale, utiliser quelques suppléments reconnus dans la baisse de stress, thérapie du rire, méditation, massage, éviter la pollution, minuter ses entrainements, diminuer ses heures de télévision et d'ordinateur, avoir des périodes sans téléphones cellulaires, etc.

Même sans être dans un état de régression, ces habitudes peuvent augmenter vos performances et permettre un ratio testostérone/cortisol optimal. Cela vous aidera dans vos objectifs et bien souvent vous économiserez en temps et argent !


Références

Physiologie et méthodologie de l'entraînement: De la théorie à la pratique, Véronique Billat, 2003
Physiologie du sport et de l'exercice: Adaptations physiologiques à l'exercice, David L. Costill,Jack H. Wilmore, 2006
Restricting environmental stimulation influences levels and variability of plasma cortisol, J. W. Turner Jr, T. H. Fine, 1991
Salivary testosterone and cortisol in rugby players: correlation with psychological overtraining items, F Maso, G Lac, E Filaire, O Michaux, A Robert, 2004
Overtraining syndrome., R Budgett, 1990
Psychological and immunological correlates of acute overtraining., R W Fry, J R Grove, A R Morton, P M Zeroni, S Gaudieri, D Keast, 1994
Effects of supplemental fish oil on resting metabolic rate, body composition, and salivary cortisol in healthy adults, Eric E Noreen, Michael J Sass, Megan L Crowe, Vanessa A Pabon, Josef Brandauer and Lindsay K Averill, 2010



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